Des Français qui font confiance à leurs maire… pour protéger l’environnement

Des Français pessimistes et défiants qui font encore confiance à leurs maires

Parue en septembre 2019, la septième vague du baromètre annuel « Fractures françaises » réalisée par Ipsos pour Le Monde, La Fondation Jean-Jaurès et l’Institut Montaigne révèle que la grande majorité des Français considèrent leur pays en déclin (73%), voire pour près d’un quart d’entre-eux que celui-ci est irréversible.

Ce pessimisme s’accompagne d’une forte défiance : seul 21% des Français considèrent pouvoir faire confiance à la plupart des gens. Bonne surprise à 6 mois des élections municipales, la confiance dans les maires progresse pour atteindre 70% des Français, alors dans le même temps, celle envers les députés recule encore pour s’établir à 25%. Le sondage fait également état d’une baisse de la confiance envers les grandes entreprises (34%) ou les syndicats (28%), quand celle envers les PME reste stable (81%).

Les prochaines élections municipales devraient être très suivies par les Français car ils considèrent que ce sont eux, les citoyens, et les élus locaux qui ont un rôle important (51%) à jouer dans le système démocratique, devant les élus nationaux (44%), les médias (32%) ou les intellectuels (22%)

La protection de l’environnement, priorité confirmée pour 2020

La protection de l’environnement est la principale préoccupation (52%) des Français devant l’avenir du système social (46%) et le pouvoir d’achat (42%). Et si les Français attendent une intervention du gouvernement en priorité sur ces thèmes, des précédents sondages ont également identifié la protection de l’environnement et l’écologie comme thème principal des prochaines élections municipales de mars 2020.

Mais les Français restent partagés sur la méthode. En effet, lorsque les sondeurs leur demandent de choisir entre crise sociale et crise environnementale, les Français se coupent en deux : seuls 51% des Français souhaitent que « le gouvernement prenne des mesures rapides et énergétiques pour faire face à l’urgence environnementale, même si cela signifie de demander aux Français et aux entreprises des sacrifices financiers ».

A noter que « l’opposition entre les personnes faisant de la question environnementale leur priorité et celles qui en font un aspect secondaire » est le clivage le plus structurant dans la société aux yeux des Français.