Et si la bourse favorisait le long terme et la relation avec les parties prenantes

Alors qu’Uber fait une entrée chaotique en bourse, les autorités gouvernementales américaines viennent d’approuver la candidature de la Long-Term Stock Exchange (LTSE), une nouvelle bourse soutenue par des personnalités de la Silicon Valley.

Contrairement aux bourses traditionnelles dont les indices sont principalement basés sur la performance trimestrielle, l’objectif est de créer un marché favorisant les entreprises ayant choisi d’innover, d’investir dans leurs employés et de favoriser la croissance future.

Les entreprises de technologie américaines, dont beaucoup sont originaires de la côte ouest, sont depuis longtemps préoccupées par la financiarisation de leur modèle : le trading haute fréquence, les investisseurs activistes et la pression pour obtenir des résultats trimestriels à court terme au détriment d’une croissance durable à plus long terme.

Basé à San Francisco, LTSE deviendra le 14ème marché boursier du pays, mais ne sera ouvert, d’ici la fin d’année, qu’aux entreprises respectant un certain nombre de règles en cours de rédaction :

1/ Donner un droit de vote proportionnel à la durée d’investissement (plus les investisseurs restent, plus ils ont un droit de vote important).

2/ Supprimer les bonus aux managers basés sur la performance de court terme.

3/ Être plus transparent avec les investisseurs sur la stratégie de long-terme.

4/ Renforcer le poids des partenaires dans le dialogue (en donnant par exemple un droit de vote aux chauffeurs Uber).

Dans l’esprit de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, les startups américaines s’organisent pour regrouper leurs parties prenantes de l’entreprise autour d’objectifs sur le long terme.

 

Sources : Planet et QZ