Les Français sont encore très attachés à leur voiture

La voiture : premier mode de transport du quotidien

Selon l’observatoire de la vie quotidienne des Français publié le 29 juin 2019 par BVA pour la Presse Régionale, la voiture reste le principal mode de transport pour leur trajet du quotidien. Ils sont en effet 87% à l’utiliser au moins une fois par semaine et 54% tous les jours ou presque. La marche à pied n’arrive qu’en deuxième position (46% quotidien), bien loin devant les autres modes comme le bus/tram (8%), le vélo (5%) ou le métro/RER, train, deux roues (3%).

A noter que la multi-modalité gagne du terrain, puisque seulement 55% des Français n’utilisent qu’un seul mode de transport chaque jour.

Les Français sont d’ailleurs de plus en plus motorisés d’après l’étude Parc Auto de Kantar 2018 : 86 % des Français possèdent un véhicule, contre 84 % en 2008. Logiquement plus la ville est grande, plus le taux baisse : de 94% dans les agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants, il passe à 80 % dans les grandes villes, voire 68% en agglomération parisienne.

L’hégémonie de la voiture devrait perdurer car la voiture reste le premier mode de transport idéal pour les Français interrogés (29%), même en imaginant avoir le choix entre les différents modes de transport et un temps de trajet identique. Dans ce cas, ce n’est plus la marche mais le bus/tram qui arrive en deuxième position (20%)

 

Un temps de trajet quotidien acceptable

Près de 9 actifs (et étudiants) sur 10 considèrent leur trajet quotidien domicile – travail (ou lieu d’études) comme acceptable, 50% le trouve même tout à fait acceptable. Celui-ci varie entre 20 et 30 minutes selon les régions, d’après les sondés, sauf exception en Ile-de-France (44 minutes) et dans les grandes agglomérations.

Les répondants déclarent parcourir en moyenne entre 29 et 42 km aller-retour pour se rendre au travail chaque jour. Tous types de trajets confondus, les foyers français motorisés roulent en moyenne entre 12 270 km (agglomération parisienne) et 22 990 km (zone rurale) chaque année.

 

Une mobilité facile au quotidien

Si le manque de moyen de transport pour s’y rendre a déjà été la cause d’un renoncement à se déplacer vers un lieu nouveau pour 35% des Français d’après une étude ELABE de 2018, 74% des sondés de l’étude BVA indiquent qu’il est plutôt facile de se déplacer au quotidien dans leur territoire (dont 29% très facile en Ile-de-France).  

Et s’ils sont 82% à considérer leur trajet du quotidien agréable en termes de conditions de transport, de confort et de rapidité, ce chiffre varie en fonction des tailles de territoire : il est encore plus agréable dans les communes rurales et les villes de 20 000 à 100 000 habitants (86%), il est moins agréable dans les villes de moins de 20 000 habitants, de plus de 100 000 habitants et en particulier en agglomération parisienne où la satisfaction baisse à 72%.

Mais cette mobilité facilitée se fait principalement en voiture. 59 % des habitants des zones rurales déclarent ne pas avoir d’alternative à la voiture pour leurs déplacements. Ils sont 46 % dans les agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants et encore 30 % dans celles de 20 000 à 100 000 habitants.

Qualité et prix

Identifiés comme des piliers de la mobilité dans l’étude Elabe, les sondés de l’étude BVA  font part d’une dégradation de la qualité (32%) et du coût des déplacements (57%). L’offre dans le même temps s’est améliorée. Cependant, cette situation est ressentie différemment selon les régions 

En zone rurale, 14 % des revenus sont consacrés à la mobilité (carburant, parking, péages…), contre 10 à 12 % dans les différentes tailles d’agglomérations. Tous frais confondus, un habitant de zone rural dépense 50% de plus qu’un habitant de la région parisienne pour se déplacer quotidiennement (2 118 € contre 3 165 €).

 

Loi LOM : des avis prévisibles

Si une grande majorité des Français se montre favorable aux mesures phares de la loi LOM qui vont dans leur sens (développement du réseau ferroviaire : 93%, création d’un forfait mobilité durable : 87%, relève de la vitesse maximale sur les routes de 80 à 90km/h : 82%), ils sont logiquement moins nombreux à être favorables à l’arrêt des ventes de véhicules émettant des gaz à effet de serre (63%) ou l’abaissement de la vitesse sur les périphériques des grandes villes (50%).

Ils sont cependant 3 Français sur 4 favorables à la piétonisation des centres villes. A noter cependant que 43% des chefs d’entreprises sont contre, tout comme 30% des personnes utilisant leur voiture tous les jours.