La gouvernance des villes animée par les maires, avec les associations et les entreprises

Le temps semble venu de conforter les maires comme les premiers acteurs de la politique d’urbanisme en cœur de ville, s’ils acceptent toutefois de devenir le pivot de la concertation avec l’ensemble des forces vives et des acteurs de la ville !

Simplifier les procédures, arrêter la multiplication des structures et des plans parallèles qui imposent une mission de cohésion ministérielle :
A l’évidence, il y a une superposition de structures administratives qui en rend la visibilité assez complexe, non seulement par les maires, mais par l’ensemble des citoyens : MEDAD, Service du Ministère de la ville, du ministère de la culture, services du ministère des affaires sociales, ANRU, ANAH.
A cet enchevêtrement viennent se superposer des initiatives menées par le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, ou le Ministère de l’Ecologie et du Développement et de l’aménagement durable, qui ajoutent encore un peu plus à une certaine confusion: comme, par exemple, le dernier lancement de l’appel à expérimentation « 20 villes moyennes témoins », initié dans le prolongement du rapport que vient de publier la DIACT.
Il a fait l’objet de deux communiqués de presse séparés, d’une part, par le Ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, et, d’autre part par le Ministère de l’écologie et du développement durable !
Il faut, comme le souhaitent de nombreux maires, une simplification de toutes ces structures : le maire doit être le pilote de son urbanisme, et doit s’appuyer sur un interlocuteur unique : le Préfet. Le Préfet doit venir en aide au maire, et évaluer en retour les résultats obtenus localement. Les projets locaux doivent plus émaner d’initiatives locales, et fonctionner de manière transversale avec l’Etat.
Chaque maire doit pouvoir être en mesure de proposer un projet de ville particulier, qu’il détermine lui-même.
Il doit ensuite engager ce projet de ville en associant de manière étroite les associations locales qui œuvrent pour le vivre ensemble, et les entreprises qui se sentent solidaires du mouvement que le maire veut imprimer à sa ville.
Le maire devient ainsi l’animateur d’un projet partagé, à toutes ses étapes, par l’ensemble de ses interlocuteurs habituels.

Pour réussir, le Maire doit s’appuyer sur une double culture : une culture associative, qui permet à des citoyens bénévoles de faire vivre la République du bien commun, et d’autre part, une culture de l’entreprise, qui doit être encouragée, dans ce pays, et intégrée aux efforts de la municipalité et des associations.

Le pacte des villes pour vivre tous ensemble, François Rivière – février 2008 – La Documentation Française